Les oubliés

 

C'est en écoutant une chanson très récente d'un jeune auteur-compositeur que j'ai eu cette idée de thème pour un édito.

Bien sûr, il ne s'agit pas de reprendre ce qui est dit dans cette chanson que je trouve d'ailleurs bien ciblée et d'actualité.

Maintenant, élargissons le contexte.

Qui peut être concerné, pour faire partie des oubliés ?

On vit dans une société (à la française) où beaucoup d'informations sont ciblées sur les statistiques ; il suffit d'un sondage lambda pour qu'à l'arrivée on vous dise "... 60% de français pensent que ....". Il y a à mon sens de quoi être sceptique ! On en oublie les individualités !

La communication s'étale comme de la confiture sur les tartines (référence aux Frères Jacques : pour les connaisseurs; bon, ce n'est pas récent !) : on pourrait logiquement penser que l'on s'intéresse à tout le monde.

Mais l'objectif est-il de "parader" ou bien de songer au bien-être de tous ?

Je redeviens sceptique !

Le clivage ville/campagne, on connait.

Mais le clivage du stype "fracture sociale" (comme le disait un de nos Présidents), à quoi cela a-t-il conduit ? 

N'essaie-t-on pas, volontairement ou involontairement, de parquer les gens en fonction de critères "du moment", du style économiques, ou en fonction de mouvements internationaux conduisant à exacerber les esprits plutôt qu'à les réunir dans des valeurs communes ? 

On pourrait bien sûr trouver d'autres critères.

Certaines ethnies (au sens large) sont capables de maintenir une sorte d'entraide à connotation familiale.

Le terme "oublié" aurait alors tendance à disparaitre.

Je mets de côté ici le domaine politique, que je connais à peine. Le peu que j'ai vu ne m'a pas emballé : trop vieux ? trop "carré" ? trop respectueux ? ... (je parle de moi !), enfin je n'en sais rien et puis sincèrement je m'en moque !

J'en arrive à me redire qu'il ne faudrait pas oublier.....mais qui ?

Les retraités que se sentent abandonnés ? La jeune génération dont les perspectives d'évolution ne sont peut -être pas évidentes à ce jour ? Les quinquas qui ont du mal à retrouver du boulot (même en traversant la rue !) ? Ceux qu'on accueille mais qui ne trouvent pas toujours leur place ?

Je pense que la liste pourrait être longue.

Régulièremet, on les oublie et puis, de temps en temps, ça devient l'info du moment : un peu comme ces films "commerciaux" que l'on fabrique pour vendre et après on s'en fout puisque ce fut suffisament lucratif (du moins pour certaines personnes-physiques ou morales).

Donc on peut se dire que ça tourne (les oubliés, vous l'avez compris), mais bon, est-ce que c'est constructif tout cela ?

Non, c'est décevant.

Autrement dit, pour ne pas faire partie des oubliés, faites-vous connaître : mais comment ?

Ce n'est pas pour rien que Brit et moi avons conçu ce site : donner la parole à des gens à qui on ne la donne pas vraiment !

Par contre, respect des autres et des institutions !

Arno TIENJEC