La France et l'économie : apprendre de ses erreurs

L'économie est une science bien étrange à mes yeux, surtout lorsqu'elle est expliquée par des dirigeants politiques. Parler de science est d'ailleurs inapproprié, puisque chacun a sa théorie et qu'il semble impossible de trouver un théorème qui convienne à tous.

Il semblerait pourtant légitime d'abandonner une théorie lorsque, mise à l'épreuve des faits, elle ne produit pas les résultats attendus ; l'histoire nous démontre qu'il n'en n'est rien.

La question rémanente en France, depuis maintenant de nombreuses années, est le problème du chômage. Les gouvernements se sont succédé, sans parvenir à le résoudre, ce qui ne les empêche pas de continuer à appliquer le même principe, quels qu'ils soient : réduire la dette de l'état et le déficit budgétaire. Depuis environ 15 ans, on nous explique que c'est le seul moyen de relancer l'économie. Mais depuis 15 ans l'économie ne se relance pas, voire elle régresse !

Je ne suis pas économiste, mais je suis une personne logique et je m'interroge : ne pourrait-on pas se remettre en question ? D'autant qu'ailleurs, aux USA par exemple, on applique depuis Kennedy la politique inverse, avec des résultats nettement plus encourageants. On pourrait au moins se poser la question plutôt que s'accrocher désespérément à un dogme dont force est de constater qu'il est inefficace.

Cette attitude n'est pas nouvelle : dans les années 90, la clé était : "pas d'inflation". Là encore, échec. On a cependant mis quelques années avant d'admettre que ce n'était peut-être la seule solution.

Ce ne sont pas les différentes méthodes appliquées qui me dérangent ; c'est l'entêtement à reproduire quelque chose qui ne fonctionne pas, c'est cette confiance en soi inébranlable, cette absence de remise en question.

On dit que l'histoire est un éternel recommencement ; or, je me souviens de cette citation d'Einstein : "La folie c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent".

Je vous laisse le soin de conclure...

 

Brit DEHENCE