Les Éditos

Il me semble que cette simple notion est devenue quelque peu obsolète, peut-être un peu moins à la campagne où je vis.

Je me déplace régulièrement en région parisienne et j'ai parfois l'impression que pour certains(et même beaucoup !), le fait d'agir dans la précipitation, "en courant", est le leitmotiv de la journée.

C'est en revoyant, via internet (c'est souvent utile, bien exploité), un sketch de Fernand Raynaud (c'est qui ? diront certains) que j'ai eu l'idée d'écrire quelques lignes sur ce thème.

On voit régulièrement qu’utiliser un mot pour un autre peut provoquer la polémique.

Il suffit de se promener sur les réseaux sociaux pour constater que certains sont à la mode, que les internautes s’en emparent, en jouent, les détournent, les retournent contre leur émetteur.

Les mots peuvent autant être nos amis lorsqu’ils nous permettent d’exprimer nos sentiments ou nos réflexions, mais ils peuvent nous trahir si nous les utilisons à mauvais escient.

J’ai souvent l’impression, au travers des revendications qui transparaissent via les supports d’information de tous types (journaux, télévision,….) que l’augmentation des salaires, du moins pour ceux qui sont concernés, est un des points-clés.

Il y a des modes en tout. L’actualité et la politique n’y échappent pas. L’un des mots du moment est « démocratie » : que ce soit pour critiquer celles en place, en demander davantage ou proposer de nouvelles formes. Jamais nous ne nous étions autant interrogés sur un concept que nous pensions évident.

Un jugement est rendu, qui ne convient pas à l’une des parties, et on s’écrie : « c’est une atteinte à la démocratie ! ». Tel dirigeant prend une décision et il devient brusquement un autocrate.

On ne peut donc éviter de s’interroger sur une telle remise en question du fondement de nos sociétés occidentales modernes, car en effet ce syndrome n’est pas propre à la France, pas plus qu’il n’affecte que certains « bords » politiques. Il semble que chacun considère que lui seul détient les clés, et que « l’autre » est moins démocrate.

Partager, échanger, communiquer, mais aussi respecter l’autre.
Il me semble que cela devrait être intégré dans la logique du fonctionnement social de tous les jours.

Pourquoi ce titre ?

Tout simplement parce que cela me rappelle l’époque où, gamin, il n’y avait pas tous ces moyens de communication basés sur le web et le téléphone portable, et encore moins toutes ces chaînes de télévision, et que finalement on échangeait à distance via un téléphone qui maintenant est un objet de musée.
On prenait du temps pour converser, parce que l’outil de communication était à la maison, et quand on se déplaçait, il fallait donc être patient pour l’utiliser à nouveau (pas la mode du « tout, tout de suite »).

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