Les Éditos

J'ai récemment écrit que les mots et le sens qu'on leur donne, l'usage qu'on en fait, sont le reflet d'une époque ou de l'état d'une société.

Cette fois, c'est l'absence d'utilisation d'un mot qui me conduit à y réfléchir : il s'agit du mot "loyauté".

Terme employé couramment par des responsables prenant des décisions importantes, je me demande s'il n'est pas souvent utilisé à tort et à travers.

J'ai donc consulté mon "vieux" Larousse, dictionnaire bien utile (il n'y a pas que Google !).

J'y ai trouvé notamment la définition suivante : "accepter les conséquences".

Mais les conséquences pour qui ?

L'économie est une science bien étrange à mes yeux, surtout lorsqu'elle est expliquée par des dirigeants politiques. Parler de science est d'ailleurs inapproprié, puisque chacun a sa théorie et qu'il semble impossible de trouver un théorème qui convienne à tous.

Il y a, dans bien des domaines, des experts réputés pour leur savoir et leur capacité d'analyse associée.

Et puis il y a ceux (ou celles bien sûr) qui , en ayant plus ou moins rapidement étudié un dossier sur un thème précis, parfois (et souvent ?) entre 2 sms, semblent avoir la "science infuse", presque du jour au lendemain, sans être un spécialiste du domaine concerné.

C'est avec une certaine humilité que j'aborde ce thème car j'ai l'impression que, contrairement à ce qui se dit péjorativement, être assisté ne se limite plus aux aspects financiers.

On entend souvent dire que l'histoire n'est pas la matière privilégiée dans l'enseignement dispensé aux élèves.

Il parait que l'on essaie de relever le niveau, du moins dans notre beau pays, que ce soit concernant les étudiants (il semble que ce sur ce point, les stastistiques, en Europe, ne soient pas très bonnes), ou bien sur la qualité des produits achetés.

Ces derniers temps, j'ai été frappée d'entendre à plusieurs reprises, lors d'émissions de débats ou d'information, différents participants constater ou déplorer du ressentiment de la population à leur encontre, eux, "l'élite".

Depuis quelque temps, je suis souvent "chonchon" : c'est le mot que j'utilise (souvent à propos des autres) pour qualifier un râleur un peu ridicule, car il ronchonne sans véritable motif apparent.

 

C'est en écoutant une chanson très récente d'un jeune auteur-compositeur que j'ai eu cette idée de thème pour un édito.

Bien sûr, il ne s'agit pas de reprendre ce qui est dit dans cette chanson que je trouve d'ailleurs bien ciblée et d'actualité.

Pages