Brit DEHENCE

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J'ai récemment écrit que les mots et le sens qu'on leur donne, l'usage qu'on en fait, sont le reflet d'une époque ou de l'état d'une société.
L'économie est une science bien étrange à mes yeux, surtout lorsqu'elle est expliquée par des dirigeants politiques.
On entend souvent dire que l'histoire n'est pas la matière privilégiée dans l'enseignement dispensé aux élèves.
Ces derniers temps, j'ai été frappée d'entendre à plusieurs reprises, lors d'émissions de débats ou d'information, différents participants constater
Depuis quelque temps, je suis souvent "chonchon" : c'est le mot que j'utilise (souvent à propos des autres) pour qualifier un râleur un peu ridicul
On voit régulièrement qu’utiliser un mot pour un autre peut provoquer la polémique.
Il y a des modes en tout. L’actualité et la politique n’y échappent pas. L’un des mots du moment est « démocratie » : que ce soit pour critiquer celles en place, en demander davantage ou proposer de nouvelles formes. Jamais nous ne nous étions autant interrogés sur un concept que nous pensions évident.Un jugement est rendu, qui ne convient pas à l’une des parties, et on s’écrie : « c’est une atteinte à la démocratie ! ». Tel dirigeant prend une décision et il devient brusquement un autocrate.On ne peut donc éviter de s’interroger sur une telle remise en question du fondement de nos sociétés occidentales modernes, car en effet ce syndrome n’est pas propre à la France, pas plus qu’il n’affecte que certains « bords » politiques. Il semble que chacun considère que lui seul détient les clés, et que « l’autre » est moins démocrate.